Vers la guerre des comptables contre les robots ?

CHAPITRE 1 : L’émergence d’une nouvelle génération de RPA

La tendance est au remplacement de l’homme par la machine, notamment en ce qui concerne les métiers comptables au sein des directions financières.

L’automatisation robotisée des processus, ou RPA, consiste à mettre en œuvre des « robots logiciels » pour automatiser au maximum les tâches fastidieuses et sans valeur ajoutée.

 

Les outils robotiques sont installés depuis plusieurs années déjà dans les grandes entreprises. Nous constatons une multiplication de ces logiciels répliquant l’activité humaine dans les services clients ou le e-commerce par exemple, où ils apportent des ROIs rapides et importants.

 

Accélération de la clôture mensuelle, gestion automatique du recouvrement, industrialisation des contrôles, automatisation des rapprochements bancaires… les usages sont multiples dans la fonction finance. Les tâches de saisie « simples » sont de plus en plus souvent remplacées par des algorithmes.

À titre d’exemple, dans le cadre de son reporting de fin de mois, un contrôleur de gestion va chercher des données sur les systèmes de vente et de production, sur les systèmes financiers et sur des sites d’informations économiques. Il consigne ensuite tous ces éléments dans un Excel et les reformate pour produire son rapport.

Cette recherche d’informations, le reformatage des données extraites et la création du reporting final sont autant d’activités qui peuvent être robotisées : en un seul clic, le robot peut générer le rapport à la place du contrôleur de gestion !

 

Nous voyons désormais poindre l’évolution de la RPA vers l’intelligence cognitive, qui vient empiéter sur la base de connaissance d’un être humain, notamment du fait de la contextualisation et la perception spécifique des choses dont elle est capable.

En tant que gardienne de la donnée, la fonction finance est en première ligne face à cette révolution technologique en cours.

 

Arrivée d’une seconde génération d’outils

 

Des enseignements ont été tirés du déploiement d’une première génération d’outil se revendiquant de l’Intelligence Artificielle (infrastructure SI à revoir, maturité hétérogènes des processus, manque de talents internes, impact sur le capital humain, budget à clarifier…), permettant de préparer l’arrivée de la seconde génération.

La prochaine étape de cette révolution est déjà enclenchée. Avec l’approche du Machine Learning, les robots « apprennent » au fur et à mesure (à l’aide du Big Data notamment), et sont capables de réaliser des prévisions de trésorerie ou des reportings intelligents. Les possibilités semblent infinies.

Mais rassurez-vous, au vu des solutions existantes, il est encore un peu tôt pour mettre à la casse les humains. Les outils qui ont déjà fait leur apparition, se présentent plus comme des superassistants qui prennent en charge les tâches chronophages ou interagissent avec l’ERP.

La RPA reste un système mené par l’opérationnel et non l’inverse. Le champ d’action des outils « cognitifs » ou robots intelligents, restent à établir. Ces outils peuvent sortir des projections selon des scénarios pré établis, mais ils ont encore du mal à appréhender un changement de contexte, ou une spécificité dans un processus. Nous sommes encore loin du droïde qui éclipserait les équipes comptables.

 

Chapitre 2 à venir d’ici quelques jours sur la mise en œuvre des RPA dans les entreprises.

 

Pour en savoir plus sur les transformations en cours dans la fonction finance et les évolutions impactant vos métiers, n’hésitez pas à nous contacter pour échanger sur vos projets ! julien.reillac@in2.fr